Ils pénétrèrent dans le rez-de-chaussée du couvent à l'aide d'une croisée entr'ouverte.

—Puis, traversant en silence les cellules et le corridor, ils se trouvèrent au pied de l'escalier.

—Il y a de la lumière au premier étage! fit Keinec à voix basse, en désignant de la main une faible lueur qui rayonnait doucement au-dessus de sa tête.

—Montons, répondit Marcof.

—Je garde la porte ajouta Jahoua; vous m'appellerez si besoin est.

Marcof et Keinec gravirent les marches de pierre de l'escalier. Arrivés sur le palier du premier étage, ils s'arrêtèrent indécis et hésitants. Un long corridor se présentait à eux.

A droite une porte ouverte donnait accès dans une pièce éclairée. C'était la chambre d'Hermosa, que, dans leur précipitation, les deux misérables n'avaient pas pris soin de refermer. Marcof s'avança vivement.

—Personne! dit-il.

—Personne! répéta Keinec étonné.

Ils ressortirent. A quelques pas plus loin, dans le corridor, se présenta une seconde porte, fermée cette fois, mais sous laquelle passait une traînée de lumière. Marcof et Keinec écoutèrent, lis entendirent un soupir, une sorte de plainte douloureuse ressemblant au râle d'un agonisant.