VII
UN SECRET DE FAMILLE.
Marcof fut le premier qui parvint à dominer les sensations tumultueuses qui agitaient son coeur. Il prit un siége, s'assit, et, après avoir encore passé une fois la main sur ses yeux:
—Assieds-toi, Philippe, dit-il à voix basse, et, pour Dieu! remets-toi; si quelqu'un de tes gens entrait, notre secret ne serait plus à nous seuls.
—Jocelyn veille, répondit le marquis.
—Sans doute; mais Jocelyn ne sait rien et ne doit rien savoir.
—Tu te défies de lui?
—Quand il s'agit d'un secret pareil au nôtre, je me défie de moi-même.
—Et pourquoi donc éterniser ce secret?
—Parce qu'il le faut.