—Frère!
—Chut! fit vivement le marin en posant son doigt sur les lèvres du marquis. Il n'y a ici que deux hommes, dont l'un est le serviteur de l'autre. Le noble marquis de Loc-Ronan et Marcof le Malouin!
—Encore!
—Il le faut, vous dis-je, monseigneur; je vous en conjure!
—Soit donc!
—A la bonne heure! Maintenant occupons-nous de choses sérieuses.
—Mon cher Marcof, reprit le marquis après un silence, et en faisant un effort visible pour traiter son interlocuteur avec une indifférence apparente; mon cher Marcof, vous avez été à Paris dernièrement.
—Oui, monseigneur, et j'ai scrupuleusement suivi vos ordres.
—Ce que l'on m'a écrit est-il vrai?
—Parfaitement vrai. Le roi n'a plus de sa puissance que le titre de roi, et, avant peu, il n'aura même plus ce titre.