—Ensuite? demanda La Bourdonnaie en voyant Boishardy s'arrêter, et remettre ses papiers, ses lettres et ses journaux dans sa poche.
—C'est ici où s'arrêtent mes nouvelles, à la date du 26 juin. Le dernier acte de l'Assemblée nationale a été de faire apporter le sceau de l'État sur son bureau, et de déclarer pour l'avenir ses décrets exécutoires, quoique privés de la sanction royale.
—Ainsi, dit Marcof, le roi n'est plus rien?
—A peine existe-t-il même de nom.
—Ils ont osé cela!
—Oh! ils oseront bien autre chose encore si on les laisse faire!
—Mais on ne les laissera pas faire! s'écria le comte de La Bourdonnaie en se levant.
—C'est ce qu'il faut espérer! répondit Boishardy. Cependant l'insurrection a bien de la peine à lever hautement la tête.
Marcof réfléchissait profondément.
—La Rouairie commence à agir, dit le comte.