Le vieux portier continuait tout bas ses réflexions chagrines, lorsque la personne qui les avait excitées par sa présence, rentra, tenant à la main une petite tasse pleine de lait.
Au lieu de monter l’escalier, la locataire se dirigea du côté de Lamarre, tout au fond de la cour.
Lamarre, qui la voyait venir, ne crut pas devoir interrompre ses occupations de balayeur. Il chassait même avec plus de violence qu’auparavant l’eau boueuse amassée dans la cour. Quelques éclaboussures sautèrent jusqu’à la robe de l’aventureuse locataire. Elle s’arrêta pour éviter d’être inondée.
—Bonjour, monsieur Lamarre.
Lamarre ne fit pas semblant d’entendre.
—Je voudrais vous dire un mot, monsieur Lamarre.
—Qu’est-ce qui m’appelle? demanda Lamarre en levant la tête.
—C’est moi, monsieur Lamarre. J’ai à vous parler, s’il vous plaît.
Lamarre planta le haut bout de son balai sous son aisselle droite; et, ainsi appuyé, il avança la tête et tira le pied gauche en arrière, comme pour faire une révérence, mais, à la vérité, pour donner un peu d’équilibre à la pose de son corps.
—Ah! c’est vous, madame! Je vous présente mes respects. Il y a bien long-temps qu’on ne vous a vue descendre? Du reste, la santé est bonne, à ce que je vois?