En mettant le pied dans la maison, elle entendit de grands éclats de joie sortir de la loge du portier. Elle pencha la tête, et aperçut mademoiselle Agathe dînant en famille.

—Je donnerai demain congé à cette fille, se dit-elle; ce n’est pas ainsi qu’on doit se conduire.

En montant l’escalier sombre, une sorte de crainte vague la prit.

Parvenue, à grand’peine, jusqu’à la porte de son troisième étage, elle tourna le bouton pour entrer. La porte résista: elle était fermée à clef.

Elle sonna; elle sonna deux fois; elle sonna long-temps et fort. Rien!

Elle prêtait l’oreille, personne ne bougeait dans la chambre.

Sa tête s’enflamma; elle se mit à crier. Aucune voix ne répondit à la sienne.

Après tout, se dit-elle, il est possible que Louise soit endormie.

Elle descendit l’escalier à tâtons, péniblement, toujours près de rouler d’étage en étage.

Elle arriva dans la cour, ouvrit la porte de la loge: tout le monde chantait, buvait, était ivre, sauf mademoiselle Agathe pourtant.