Simon Thévenot.
D. M. P.
Marius-Gustave Charrière.
Femme Lefebvre.
Gustave et le docteur étaient pensifs en descendant l’escalier de la mairie.
—Comment va madame? demanda la Lefebvre à Thévenot.
—Elle sommeillait quand Gustave est venu me chercher, répondit le docteur; mais je cours la rejoindre bien vite.
—Votre nourrice est prête, madame Lefebvre? demanda Gustave.
—Monsieur sait bien qu’elle attend chez moi depuis huit jours.
—Nous allons l’aller trouver.
Puis, parlant au docteur: Si Louise vous demande où je suis, dites-lui que je viens de porter ma fille chez mon père, qui voulait absolument la voir. Madame Lefebvre m’accompagne avec la nourrice.
—Pauvre créature! vraiment je la plains, dit le docteur.
—Et moi, docteur, ne me plaignez-vous pas? soupira Gustave. Croyez-vous qu’il ne m’en coûte pas horriblement d’arracher ma fille aux caresses de sa mère?.... Malheureuse Louise!... Je voulais son bonheur, vous le savez. Si je lui ôte sa fille, si je l’abandonne, elle peut bien dire que c’est sa faute...