Des quatre parties du livre, la plus originale (il ne faut pas s'en étonner) est encore la partie lyrique. Les premières pièces de ce suprême recueil d'odes ne donnent pas précisément cette impression de nouveauté. On les rattacherait très justement aux Châtiments: elles en constituent comme le revers élégiaque. Mais voici que la nature entre en scène, et tout change.

D'abord le poète ne semble la voir que par les plus sombres aspects. Du haut de la falaise, il jette sur la mer le même regard navré que sur un immense sépulcre. S'il nous parle du bois, c'est pour nous traduire l'impression de deuil qui s'en dégage aux heures troubles de la nuit:

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On entend passer un coche,

Le lourd coche de la mort.

Il vient, il roule, il approche,

L'eau hurle et la bise mord.

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Il emporte beauté, gloire,

Joie, amours, plaisirs bruyants;