Or, le septième Jour, tombèrent au son des trompettes de Josué les murailles de Jéricho (le septième Jour : tant il est vrai que je ne sors pas de mon sujet). — La chute des murs de Jéricho était le repos d’Israël.

Que cette cité soit Anathème, dit Josué, et que tout ce qu’elle renferme soit au Seigneur !

Le mot : Anathème est un des mots les plus mystérieux de l’Écriture. L’usage le prend toujours en mauvaise part. Mais l’usage se trompe. Anathème veut dire : Consacré.

L’Anathème est consacré au Seigneur, soit à sa justice, soit à sa miséricorde, soit à sa sainteté ; sacer esto. Le mot sacré est celui qui s’écarte le moins du terrible : Horma.

La Vierge est dite : Anathème parce qu’elle appartient tout entière à Dieu, absolument, sans restriction, sans tache et sans réserve.

Dans la Biblia Mariana, nous trouvons à propos de Josué, au mot Anathème :

« La consécration faite par Josué de la première ville qu’il prit dans la terre de Canaan est le symbole de la Vierge Mère consacrée qui offrit au Seigneur Jésus sa première demeure terrestre. Le démon ayant une part quelconque, grande ou petite dans les autres personnes humaines, la Vierge est totalement et absolument la réserve sans tache du Seigneur Dieu (Mendoza, 1er Reg. IV, vers. 11 et 12). »


Israël est vaincu. Josué ne comprend pas. Lui l’homme de la victoire, l’homme de la terre promise, l’héritier du serment, lui qui a fait sentir aux astres le poids de sa parole, il est vaincu. Il demeure ébloui devant l’horrible merveille de sa défaite. Il reproche à Dieu ses faveurs et le Jourdain traversé.