Ma maîtresse malgré soi volage.

Et qui d’ailleurs doit revenir incessamment.

Il faudra que le précipice de ton absence, chérie, se comble harmonieusement, des fleurs renaissantes et créatrices, des fleurs d’argent, des fleurs grises qui poussent de notre hier, et il faudra, ah! ça, il le faudra! il faudra que les Italies, que les voyages, que les dieux jaloux te rendent à moi.

Mais voici des gens qui emplissent mon présent.

Et voici une femme, Hélène.

Je la connais: c’est une année de mon existence.

Je ne l’ai pas rencontrée, je l’ai vue. Elle jouait des comédies diverses, qui ne devaient avoir qu’un soir. Elle ne me disait rien.

Ses traits n’avaient rien de ce qui constitue la beauté, selon les dissertations des professionnels de l’esthétique.

Puis, après des mois, je la rencontrai. C’était le temps où je sortais de l’obscurité et où les journaux parlaient de moi, l’un après l’autre.