Et ça me va bien de me plaindre: on me donne plus que je ne voulais!

C’est peut-être ça.

Et puis il n’y a pas que moi dans l’aventure, dans l’idylle, dans le conte.

Nous sommes deux.

Tu m’aimes, chérie, après tout, avant tout. Tu as des subtilités, toi aussi et de si absurdes, de si radieuses délicatesses! Tu as cherché ce qui pouvait me faire plaisir, la preuve à me donner de ta foi, de ta bonne foi.

Et tu as trouvé.

Tu t’es trouvée.

Tu te donnes. C’est ce que tu as de meilleur en toi: c’est tout toi.

Je plaisante encore avec moi, pour étouffer mes sanglots intimes et mon attendrissement.

C’est que je t’aime plus que jamais, c’est que je t’admire d’être si simple, d’être si humble. Pour que tu ne t’aperçoives pas de mon émoi, je me dépouille moi aussi de ma livrée de philosophe, de ma livrée de pessimiste: je serai nu avant toi, chérie.