J’aurai tort parce qu’il est sacré, que je ne pourrai jamais prouver sa méchanceté et qu’on le respecte parce qu’il n’a jamais rien respecté.

Je le tuerai... mais je ne le tuerai point car Marbon m’a regardé et a compris.

Alors, en une idée de génie, il me brave du regard et brave le ciel: «Si je le sais, articule-t-il, bien sûr que je le sais: c’est...»

Il écoute un instant ma douleur, ma fureur, mon regret qui s’entrechoquent, la folie qui me prend, il écoute même la mort qu’il sent à côté de soi, sur soi, et, paisible, lâchant le ciel, baissant les yeux en une modestie arquée vers ses pieds d’enfant, il achève sa phrase:

«...c’est de moi».


III

LE TROU AUX LETTRES