[Note 3: ][ (retour) ] Revue africaine, 1871. Ce mémoire a été donné en appendice à la fin de notre Histoire de l'établissement des Arabes dans l'Afrique septentrionale.

[Note 4: ][ (retour) ] Colonnes d'Hercule.

[Note 5: ][ (retour) ] «..... barbara lingua Mauros, pro Medis appellantes» (Salluste).

Voilà, en quelques mots, le système de Salluste.

Procope, reproduisant à cet égard les données de l'historien Josèphe, dit que l'Afrique a été peuplée par des nations chassées de la Palestine par les Hébreux [6]. Le rabbin Maïmounide, un des plus célèbres commentateurs du Talmud, nous apprend que les Gergéséens, expulsés du pays de Canaan par Josué, emigrèrent en Afrique.

Enfin, l'historien arabe Ibn-Khaldoun, après avoir examiné diverses hypothèses sur la question, s'exprime comme suit: «Les Berbères sont les enfants de Canaan, fils de Cham, fils de Noë; leur aïeul se nommait Mazir'; ils avaient pour frères les Gergéséens et étaient parents des Philistins. Le roi, chez eux, portait le titre de Goliath (Galout). Il y eut en Syrie, entre les Philistins et les Israélites, des guerres, etc. Vers ce temps-là, les Berbères passèrent en Afrique [7]

[Note 6: ][ (retour) ] Procope. De bello Vandalico.

[Note 7: ][ (retour) ] Histoire des Berbères (trad. de Slane), t. I. p. 184.

Ainsi, voilà toute une série de traditions d'origines diverses, rappelant le souvenir d'invasions de peuples asiatiques dans le nord de l'Afrique.

Nous n'avons pas parlé des Hycsos, ces conquérants sémites, plus ou moins mélangés de Mongols, qui, après avoir conquis l'Egypte, renversé la XIIIe dynastie et occupé en maîtres le pays durant plusieurs siècles, furent chassés par le Pharaon Ahmés I, de la XVIIIe dynastie.