[Note 160: ][ (retour) ] Mommsen, Histoire Romaine, t. V, trad. par M. Pallu de Lessert.
[Note 161: ][ (retour) ] A la suite de la prise de Jérusalem par Ptolémée Soter, vers 320 av. J.-C. V. Josèphe, contra Appio, II, 4, cité par M. Cahen dans son travail sur les Juifs (Soc. arch., 1867).
[Note 162: ][ (retour) ] Passage reproduit par d'Avezac dans l'Afrique ancienne, p. 124.
Les Gouverneurs d'Afrique prennent part aux guerres civiles.--Après quelques années de tranquillité, l'Afrique ressentit le contre-coup de l'anarchie qui termina et suivit le règne de Néron. Pendant que Vindex levait l'étendard de la révolte en Gaule, Clodius Macer, légat d'Afrique, retenait les convois de blé et prenait le titre de propréteur, pour bien montrer qu'il avait abandonné le service de l'empereur. Bientôt il se proclama indépendant et leva de nouvelles troupes parmi les indigènes qu'il forma en légion [163].
Le 9 juin 68, Néron terminait sa triste carrière et était remplacé par Galba, ancien proconsul d'Afrique [164]. Un de ses premiers soins fut de se débarrasser de Macer, par l'assassinat, et de licencier la légion Macrienne. Il fut alors reconnu par toutes les troupes d'Afrique et obtint l'appui du procurateur Lucceius Albinus qui commandait les Maurétanies et disposait de troupes nombreuses. Mais bientôt Galba est assassiné (juin 68) [165]. Othon et Vitellius lui succèdent. Ces trois règnes avaient duré dix-huit mois, triste période remplie par les meurtres, les révoltes et l'anarchie.
[Note 163: ][ (retour) ] Tacite, Ann.., lib. II, cap. xcvii.
[Note 164: ][ (retour) ] Il avait reçu cette fonction de Claude et la garda deux ans.
[Note 165: ][ (retour) ] Il tomba sous les coups du procurateur de la Maurétanie tingitane, Trébonius Garucianus.
A la nouvelle de la mort d'Othon, L. Albinus essaya de se déclarer indépendant à son tour. Il avait sous ses ordres dix cohortes et cinq ailes de cavalerie, sans compter les auxiliaires. C'étaient des forces imposantes, avec l'appui desquelles il pouvait espérer le succès; mais au moment où il se préparait à passer dans la Tingitane, pour, de là, envahir l'Espagne, le gouverneur de cette province le fit assassiner, et ses troupes se prononcèrent pour Vitellius, qui ne jouit pas longtemps du pouvoir et succomba à son tour en décembre 69.
L'Afrique sous Vespasien.--Enfin Vespasien resta seul maître du pouvoir. C'était aussi un ancien proconsul d'Afrique, et il s'était fait remarquer dans son commandement par une honnêteté bien rare pour l'époque. On raconte même que les habitants d'Hadrumète, irrités de sa parcimonie dans les fêtes, l'assaillirent un jour en lui lançant des raves à la tête.