Or, il arriva qu’un soir de mai, un samedi, Loriot entra chez sa sœur pour lui demander si elle ne pourrait point venir passer la journée du lendemain aux Marandières.

— Moi, je m’en vais, dit-il ; Fédéri aussi… Quant à celle de chez nous, elle est au lit…

— Tiens ! fit la sœur, elle a donc le temps d’être malade, à présent ?

— Faut croire !

— Et tu ne restes seulement pas la soigner ?

— C’est que je ne saurais point… Et puis, faut te dire : Léchevin m’a demandé pour aller acheter une vache avec lui… Tu comprends ? On voit l’un, on voit l’autre, il faut boire… et la journée passe !

— D’accord ! Mais Loriote pourrait bien te secouer, lundi matin, si elle est guérie…

Il répondit carrément :

— Elle a une belle toux ! Ça la tient bien !

Celle de Jolimont eut un sourire.