« C’est le vent qui vole, qui frivole,
« C’est le vent, c’est le vent frivolant !
La ritournelle était revenue sur ses lèvres, douce comme une dragée fondante. Elle frottait, frottait ; entre ses gros doigts disparaissait la toile mince et le savon moussait tout autour…
Zine ayant fini son chapelet Lalie l’avait couchée, très malade ; et elle était allée chercher Jo. Jo était venu avec de l’herbe dans chaque main.
— Jo, Zine aurait mal au ventre… moi, je serais sa maman, je la bercerais sur mes genoux… toi, tu lui apporterais de la tisane… On s’amuserait comme ça.
Jo, de mauvais vouloir, secoua la tête.
— Nêne a pas dit !
— Qu’est-ce que ça fait ? Zine pleurerait… Je lui essuierais les yeux et je la moucherais.
— Nêne a pas dit !
Lalie tira Jo par le bras.