Lalie, le cœur gros, ne répondit pas.

— Ma mignonne, si tu veux, nous allons nous en retourner… Allons, viens !

Elle se releva, prit l’enfant par la main et elle se dirigea bien vers la grille !… Mais comme elle allait la franchir, une arrivante lui barra le passage. C’était une demoiselle toute jeune, pas très grande, pas très jolie non plus, avec une figure pâlotte et des yeux loucheurs.

— Bonjour ! dit-elle ; vous m’amenez une petite nouvelle ?

Comme Madeleine restait interdite, elle expliqua :

— Je suis la sous-maîtresse… elle sera dans ma classe.

Et tout de suite, elle se baissa pour embrasser Lalie.

— Bonjour, ma belle mignonne ! tu es contente de venir à l’école ? Je te donnerai un beau livre avec des images…, et puis nous nous amuserons, tu verras ! Comment t’appelles-tu ?

— Elle s’appelle Eulalie, dit Madeleine.

— Eulalie, sais-tu jouer à la poupée ? ou bien à cache-cache ? Je t’apprendrai à danser la ronde… Comme tu as une belle robe, Eulalie ! J’en voudrais une toute pareille… Et ce panier ! Qui t’a donné un si joli panier ?