O larmes, qui êtes la troisième Béatitude, larmes de joie et de paix, larmes des retrouvailles et du recommencement, coulez sur cette face de douleur ! Aidez cette voix qui tremble et ces lèvres qui hésitent ! Elles ne savent pas — ces mots sont si nouveaux pour elles ! — et pourtant la merveilleuse Parole accourt du fond des âges, du fond de l’éternité, portée sur la colombe de l’Esprit. Alors, la voix se fait plus forte et plus pressante :
— « Donnez-nous aujourd’hui notre pain de chaque jour ; pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés… et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il ! »
Qu’elle est belle, la première prière ! Qu’elle est bénie et précieuse au Seigneur ! Que les Anges du ciel l’écoutent avec joie ! Allons ! pauvre homme, relève-toi ! Voici que Jésus n’est pas loin, et qu’Il va venir et qu’Il ne peut tarder ! Déjà tu regardes avec tranquillité la terre de la réconciliation et le soir de ta consolation. Reprends ta route. Espère dans la plénitude de ton cœur, et dans la force de ton âge nouveau, — et le reste te sera donné par surcroît…
— Mais quoi ! Seigneur, est-ce donc si simple de vous aimer ?
TABLE DES MATIÈRES
| Préface | |
| Ernest Psichari (Biographie) | |
PREMIÈRE PARTIE | |
I | |
| Argvment. — Maxence estlibre. — Malédiction. — Tableavde Maxence : il a vne âmeet vn cœvr. — La France de là-bas. — Bonnesintentions. — Premières étapesdans le désert. — L’Afriqve estsérievse. — Sovmission. — La solitvde | |
II | |
| Argvment. — L’ami de Maxence pose laqvestion. — Maxence ne la pose pas. — Mais lavie d’action intense dv héros est vnesorte de vie pvrgative. — Son œil n’estpas assez fort povr se tovrner av dedansde lvi. — Captif en pays étrange, il regardealors avtovr de lvi. — Des flevrsspiritvelles dv Sahara. — La moraledv plvs saint des Mavres ne svffit pasencore av plvs péchevr des Francs. — Premièreapparition de la France dovlovrevseet chrétienne | |
III | |
| Argvment. — Départ. — Calmede Maxence. — Insistance. — Grandevr de Zli. — Movvementsdv cœvr, battements d’ailes dansla nvit. — De l’âme fidèle des soldats. — Ceqvi se passe av Ciel. — Les coordonnées deZli : le champ d’Amatil. — Dovble aspect del’âme de Maxence et son vnité réelle. — L’énigmedv miroir qve novs sommes | |
IV | |
| Argvment. — Tableav d’Atar. — La sovrate desinfidèles et la réponse de l’Église. — Maiscette réponse ne svffit pas. — Invasion del’intelligence. — Maxence vevt avant tovtla vérité. — Désordre, d’ov il favt vnerègle opérante, et portant en mêmetemps le gage de la certitvde. — Maxencetrovve dans l’oppidvm d’Atar les raisonsde son état d’âme. — La majesté latineet la dignité chrétienne | |
V | |
| Argvment. — La vie des camps. — S’adonner àla contemplation. — Le retovr à la complexité. — Versla mer. — Il n’y a plvs moyend’éviter le combat. — Conditions de lalvtte. — Éloge de la pavvreté. — L’arméedv silence | |
DEUXIÈME PARTIE | |
I | |
| Argvment. — Maxence reconnaît cet avtrecentvrion qvi vit le Savvevr svr la Croixet qvi crvt. — Lvi, il n’a qve le Ciel à regarder,mais c’est le Ciel d’Afriqve, le Cieldv rejaillissement intérievr. — Il ne manqveà Maxence qve la grâce. — Le combatdans la nvit. — Le héros dévisage la mort. — Maisle jovr ramène l’action de grâces. — Grandevret servitvde de l’âme chrétienne figvréepar le soldat | |
II | |
| Argvment. — L’impatience de connaître granditen Maxence. — Mais le secret deschoses essentielles appartient avx cœvrspvrs et la svre méthode povr connaîtrele vrai est d’être meillevr. — Libérationdv passé qvi entrave le libre essor deMaxence. — La maison en ordre. — Signe dela contradiction dans la liberté hvmaineet la grâce divine | |
III | |
| Argvment. — Maxence retrovve lesMavres. — Tableav de sa vie à Ovaddan. — Les vainqvevrset les vaincvs. — « Notre Père. » — Versle Sacré-Cœvr de Jésvs. — Le désird’vne novrritvre svbstantielle. — LaFoi et les Œvvres. — Le soldat s’agenoville | |
ACHEVÉ D’IMPRIMER
SUR LES PRESSES DE PH. RENOUARD
POUR
LOUIS CONARD, ÉDITEUR