[43] Nous examinerons plus tard ce que cachent ces récits.

[44] L'inscription simoni•deo•sancto, rapportée par Justin (Apol. I, 26), comme se trouvant dans l'île du Tibre, et mentionnée après lui par d'autres Pères de l'Église, était une inscription latine au dieu sabin Semo Sancus, simoni•deo•sancto. On trouva en effet, sous Grégoire XIII, dans l'île Saint-Barthélemy, une inscription, maintenant au Vatican, et qui portait cette dédicace. V. Baronius, Ann. eccl., ad annum 44; Orelli, Inscr. lat., no 1860. Il y avait à cet endroit de l'île du Tibre un collége de bidentales en l'honneur de Semo Sancus, renfermant plusieurs inscriptions du même genre. Orelli, no 1861 (Mommsen, Inscr. lat. regni Neapol., no 6770). Comp. Orelli, no 1859, Henzen, no 6999; Mabillon, Museum Ital., I, 1re part., p. 84. Le no 1862 d'Orelli ne doit pas être pris en considération (voir Corp. inscr. lat., I, no 542).

[45] Ce grossier malentendu n'aurait pu être levé sans la découverte des Philosophumena, qui seuls donnent des extraits textuels de l'Apophasis magna (voir VI, i, 19). Tyr était célèbre par ses courtisanes.

[46] Ἐχθρὸς ἄνθρωπος, ἀντικείμενος. Voir Homil. pseudo-clem., hom. xvii, entière.

[47] Ainsi, dans la littérature pseudo-clémentine, le nom de Simon le Magicien désigne par moments l'apôtre Paul, à qui l'auteur en veut beaucoup.

[48] Il faut remarquer que, dans les Actes, il n'est pas encore traité en ennemi. On lui reproche seulement un sentiment bas, et on laisse croire qu'il se repentit (viii, 24). Peut-être Simon vivait-il encore quand ces lignes furent écrites, et ses rapports avec le christianisme n'étaient-ils pas encore devenus absolument mauvais.

[49] Jos., Ant., XX, vii, 1.


CHAPITRE XVI.
MARCHE GÉNÉRALE DES MISSIONS CHRÉTIENNES.