[10] L'auteur des Actes, i, 14, les place à Jérusalem lors de l'ascension. Mais cela tient à son parti systématique (Luc, xxiv, 49; Act., 1–4) de ne pas admettre de voyage en Galilée après la résurrection (système contredit par Matthieu et par Jean). Pour être fidèle à ce système, il est obligé de placer l'ascension à Béthanie, en quoi il est contredit par toutes les autres traditions.

[11] I Cor., xv, 5 et suiv.

[12] Jean, xxi, 1 et suiv. Ce chapitre a été ajouté à l'Évangile déjà achevé, comme un post-scriptum. Mais il est de la même provenance que le reste.

[13] Jean, xxi, 9–14; comp. Luc, xxiv, 41–43. Jean réunit en une seule les deux scènes de la pêche et du repas. Mais Luc groupe autrement les choses. En tout cas, si on pèse attentivement les versets Jean, xxi, 14–15, on se convaincra que les liaisons de Jean sont ici un peu artificielles. Les hallucinations, au moment où elles naissent, sont toujours isolées. C'est plus tard qu'on en forme des anecdotes suivies. Cette façon de joindre comme consécutifs des faits séparés par des mois et des semaines se voit d'une manière frappante en comparant entre eux deux passages du même écrivain, Luc, Évang., xxiv, fin, et Actes, i, commencement. D'après le premier passage, Jésus serait monté au ciel le jour même de la résurrection; or, d'après le second, il y eut un intervalle de quarante jours. Si l'on prenait aussi à la rigueur Marc, xvi, 9–20, l'ascension aurait eu lieu le soir de la résurrection. Rien ne prouve mieux que la contradiction de Luc dans ces deux passages combien les rédacteurs des écrits évangéliques tenaient peu aux sutures de leurs récits.

[14] Jean, xxi, 15 et suiv.

[15] Ibid., xxi, 18 et suiv.

[16] I Cor., xv, 6.

[17] Transfiguration.

[18] Matth., xxviii, 16–20; I Cor., xv, 6. Comparez Marc, xvi, 15 et suiv.; Luc, xxiv, 44 et suiv.

[19] I Cor., xv, 6.