[30] C'est ce qui arriva pour les esséniens.
[31] C'est ce qui arriva pour les franciscains.
[32] I Thess., ii, 14.
[33] Act., viii, 3; ix, 13, 14, 21, 26; xxii, 4, 19; xxvi, 9 et suiv.; Gal., i, 13, 23; I Cor., xv, 9; Phil., iii, 6; I Tim., i, 13.
[34] Gal., i, 14; Act., xxvi, 5; Phil., iii, 5.
[35] Act., ix, 13, 21, 26.
CHAPITRE IX.
PREMIÈRES MISSIONS.—LE DIACRE PHILIPPE.
[An 38] La persécution de l'an 37 eut, comme il arrive toujours, pour conséquence une expansion de la doctrine qu'on voulait arrêter. Jusqu'ici, la prédication chrétienne ne s'est guère étendue hors de Jérusalem; aucune mission n'a été entreprise; renfermée dans son communisme exalté mais étroit, l'Église mère n'a pas rayonné autour d'elle ni formé de succursales. La dispersion du petit cénacle jeta la bonne semence aux quatre vents du ciel. Les membres de l'Église de Jérusalem, violemment chassés de leur quartier, se répandirent dans toutes les parties de la Judée et de la Samarie[1], et y prêchèrent partout le royaume de Dieu. Les diacres, en particulier, dégagés de leurs fonctions administratives par la ruine de la communauté, devinrent des évangélistes excellents. Ils furent l'élément actif et jeune de la secte, en opposition avec l'élément un peu lourd constitué par les apôtres et les «hébreux». Une seule circonstance, celle de la langue, aurait suffi pour créer à ces derniers une infériorité sous le rapport de la prédication. Ils parlaient, au moins comme langue habituelle, un dialecte dont les Juifs mêmes ne se servaient pas à quelques lieues de Jérusalem. Ce fut aux hellénistes qu'échut tout l'honneur de la grande conquête dont le récit va être maintenant notre principal objet.