[73] Nous possédons trois récits de cet épisode capital: Act., ix, 1 et suiv.; xxii, 5 et suiv.; xxvi, 12 et suiv. Les différences qu'on remarque entre ces passages prouvent que l'Apôtre lui-même variait dans les récits qu'il faisait de sa conversion. Le récit Actes, ix, lui-même, n'est pas homogène, comme nous le montrerons bientôt. Comparez Gal., 1, 15–17; I Cor., ix, 1; xv, 8; Act., ix, 27.
[74] Chez les Mormons et dans les «réveils» américains, presque toutes les conversions sont aussi amenées par une grande tension de l'âme, produisant des hallucinations.
[75] La circonstance que les compagnons de Paul voient et entendent comme lui peut fort bien être légendaire, d'autant plus que les récits sont, sur ce point, en contradiction expresse. Comp. Act., ix, 7; xxii, 9; xxvi, 13. L'hypothèse d'une chute de cheval est repoussée par l'ensemble des récits. Quant à l'opinion qui rejette toute la narration des Actes, en se fondant sur ἐν ἐμοί, de Gal., i, 16, elle est exagérée. Ἐν ἐμοί, dans ce passage, a le sens de «pour moi», «à mon sujet». Comp. Gal., i, 24, Paul eut sûrement, à un moment précis, une vision qui détermina sa conversion.
[76] Act., ix, 3, 7; xxii, 6, 9, 11; xxvi, 13.
[77] C'est ce que j'éprouvai dans mon accès de Byblos. Les souvenirs de la veille du jour où je tombai sans connaissance se sont totalement effacés de mon esprit.
[78] II Cor., xii, 1 et suiv.
[79] Act., ix, 27; Gal., i, 16; I Cor., ix, 1; xv, 8; Homélies pseudo-clémentines, xvii, 13–19.
[80] Comparez ce qui se passa pour Omar. Sirat errasoul, p. 226 et suiv.
[81] Act., ix, 8; xxii, 11.
[82] Son ancien nom arabe était Tarik el-Adhwa. On l'appelle aujourd'hui Tarik el-Mustekim, qui répond à Ῥύμη ἐυθεῖα. La porte Orientale (Bâb Scharki) et quelques vestiges des colonnades subsistent encore. Voir les textes arabes donnés par Wüstenfeld dans la Zeitschrift für vergleichende Erdkunde de Lüdde, année 1842, p. 168; Porter, Syria and Palestine, p. 477; Wilson, The Lands of the Bible, II, 345, 351–52.