[93] Dion Cassius, LIX, 12.
[94] J'ai développé ceci dans Bulletin archéologique de MM. de Longpérier et de Witte, septembre 1856.
[95] Le lien du verset Gal., i, 16 avec les suivants prouve que Paul prêcha immédiatement après sa conversion.
[96] Jos., B. J., I, ii, 25; II, xx, 2.
[97] Act., ix, 20–22.
[98] Gal., i, 16. C'est le sens de οὐ προσανεθέμην σαρκὶ καὶ αἵματι. Comp. Matth., xvi, 17.
CHAPITRE XI.
PAIX ET DÉVELOPPEMENTS INTÉRIEURS DE L'ÉGLISE DE JUDÉE.
[An 38] De l'an 38 à l'an 44, aucune persécution ne paraît s'être appesantie sur l'Église[1]. Les fidèles s'imposèrent sans doute des précautions qu'ils négligeaient avant la mort d'Étienne, et évitèrent de parler en public. Peut-être aussi les disgrâces des Juifs qui, durant toute la seconde partie du règne de Caligula, furent, en lutte avec ce prince, contribuèrent-elles à favoriser la secte naissante. Les Juifs, en effet, étaient d'autant plus persécuteurs qu'ils étaient en meilleure intelligence avec les Romains. Pour acheter ou récompenser leur tranquillité, ceux-ci étaient portés à augmenter leurs privilèges, et, en particulier, celui auquel ils tenaient le plus, le droit de tuer les personnes qu'ils regardaient comme infidèles à la Loi[2]. Or, les années où nous sommes arrivés comptèrent entre les plus orageuses de l'histoire, toujours si troublée, de ce peuple singulier.