[410] J'adopte l'opinion de M. Thomson (The Land and the Book, II, 34 et suiv.), d'après laquelle la Gergésa de Matthieu (VIII, 28), identique à la ville chananéenne de Girgasch (Gen., X, 16; XV, 21; Deut., VII, 1; Josué, XXIV, 11), serait l'emplacement nommé maintenant Kersa ou Gersa, sur la rive orientale, à peu près vis-à-vis de Magdala. Marc (V, 1) et Luc (VIII, 26) nomment Gadara ou Gerasa au lieu de Gergesa. Gerasa est une leçon impossible, les évangélistes nous apprenant que la ville en question était près du lac et vis-à-vis de la Galilée. Quant à Gadare, aujourd'hui Om-Keis, à une heure et demie du lac et du Jourdain, les circonstances locales données par Marc et Luc n'y conviennent guère. On comprend d'ailleurs que Gergesa soit devenue Gerasa, nom bien plus connu, et que les impossibilités topographiques qu'offrait cette dernière lecture aient fait adopter Gadara. Cf. Orig., Comment. in Joann., VI, 24; X, 10; Eusèbe et saint Jérôme, De situ et nomin. loc. hebr., aux mots Γεργεσα, Γεργασει.
[411] Matth., XVI, 13; Marc, VIII, 27.
[412] Matth., XV, 21; Marc, VII, 24, 31.
[413] Jos., Vita, 13.
[414] Jos., Ant., XV, x, 3; B.J., I, xxi, 3; III, x, 7; Benjamin de Tudèle, p. 46, édit. Asher.
[415] Jos., Ant., XV, x, 3.
[416] Corpus. inscr. gr., nos 4537, 4538, 4538 b, 4539.
[417] Lucianus (ut fertur), De dea syria, 3.
[418] Les traces de la riche civilisation païenne de ce temps couvrent encore tout le Beled-Bescharrah, et surtout les montagnes qui forment le massif du cap Blanc et du cap Nakoura.