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Accent enclitique.
Quant à l'accent enclitique, il n'est point recepuable en la langue Francoyse, combien qu'aulcuns soient d'aultre opinion. Lesquelz disent, qu'il eschet en ces dictions, ie, tu, uous, nous, on, lon. La forme de cest accent est telle, ´: par ainsi ilz uouldroient estre escript en la sorte, qui sensuict. M'attenderai´ie à uous? fairas´tu cela? Quand aurons´nous paix? Dict´on tel cas de moy? Voirra´lon iamais ces meschantz puniz? De rechef ie t'aduise, que cela est superflu en la langue Francoyse, & toutes aultres: car telz pronoms demeurent en leur uigueur, encores qu'ilz soient postposés à leurs uerbes. Et qui plus est, l'accent enclitique ne conuient qu'en dictions indeclinables, comme sont en Latin, ne, ue, que, nam. Quainsi soict, on n'escript poinct en Latin en ceste forme: Feram´ego id iniuriæ? Eris´tu semper tam nullius consilii? Auersabimini´uos semper à uobis pauperes? Tiens doncques pour seur, que tel accent n'est propre aulcunement à nostre langue. Qui sera fin de ce petit Oeuure.
AV LECTEVR
Francoys Dixain de Saincte
Marthe.
Pourquoy es tu d'aultruy admirateur,
Vilipendant le tien propre langage?
Est ce (Francoys) que tu n'as instructeur,
Qui d'iceluy te remonstre l'usage?
Maintenant as en ce grand aduantage,
Si uers ta langue as quelcque affection:
Dolet t'y donne une introduction