[148] Les Espagnols ont dans leur maison une petite chapelle où brûle sans cesse une lampe en l’honneur de la Vierge ou du Saint qu’ils ont adopté. Saint-Joseph est un de ceux qui ont le plus de pratiques. On le pare, on le poudre dans les événements heureux, mais on le dépouille, on le maltraite quand le succès ne répond pas à leurs vœux. Les nègres en usent de même avec leurs fétiches.

[149] La vérité comme l’huile s’élève toujours au-dessus.

[150] Un archevêque de Tolède acheta, en 1573, le château et la forêt où ces jeunes filles étaient renfermées, pour y faire élever cent filles, la moitié nobles, la moitié roturières. Elles y entrent à l’âge de sept ans; si elles veulent se marier on donne mille écus aux roturières et deux mille aux filles nobles.

[151] Les séguidillas sont des odes érotiques qui célèbrent l’amour et la volupté. Parfois aussi elles sont satiriques.

[152] Il y a dans la Manche un village nommé Vall de Penas, qui produit un vin rouge que l’on sert à la table du roi, et qui ne se vend sur les lieux qu’un sou la chopine.

[153] Il y a en Angleterre des chemins et des montagnes qui portent le nom de Shakespear. Le génie et les grandes vertus attachent leur nom aux lieux qu’ils ont habités.

[154] L’arrobe est, selon les uns, de vingt-cinq livres, selon d’autres, de trente-une; d’après cette dernière évaluation, le canton de Malaga produirait deux millions de livres de vin par an.

[155] Le sujet de l’Araucana est la guerre des Espagnols contre les peuples du Chili, qui habitaient un pays montueux et agreste, nommé Arauco. Cette nation, plus robuste et plus belliqueuse que les autres peuples de l’Amérique, défendit plus long-temps sa liberté, et les Espagnols n’en triomphèrent qu’après plusieurs batailles qui leur coûterent bien du sang. Le brave Alonzo, ceint du double laurier de Mars et d’Apollon, combattait le jour et écrivait la nuit sur de petits morceaux de cuir.

Voici le plan du poème.

Le poète débute par dire qu’il ne chante ni les dames ni les gentillesses de l’amour, mais la valeur et les prouesses des Espagnols, qui imposèrent le joug sur la tête des Arauciens.