[75] Bien aime qui jamais n’oublie.
[76] Ouvre la porte au bon jour et prépare toi pour le mauvais.
[77] Aimer et être sage est un rare bienfait des Dieux.
[78] La folie est douce en certains moments.
[79] Charlemagne et Charles-le-Chauve défendirent au peuple de travailler pendant les rogations.
[80] Ces fêtes de Cérès se nommaient ambarvales: chaque père de famille fournissait une victime couronnée de feuilles de chêne, qu’il promenait trois fois autour de son champ, en l’arrosant de miel et de vin, et en chantant des hymnes en l’honneur de la déesse.
A la fête de la moisson on lui présentait les premiers fruits de la saison; on immolait une génisse ou une truie pleine, ou une brebis. Outre ces fêtes particulières, il y en avait de publiques qui avaient lieu dans l’enceinte de Rome; les citoyens fesaient, en chantant des prières, une procession solennelle.
[81] Malheureusement ce bon curé a prophétisé. Un grand d’Espagne, en qualité d’alguasil mayor de l’inquisition, arrêta M. Olavide, et le traduisit dans les prisons du saint-office. Ses papiers, ses livres, furent saisis. Son procès fut instruit pendant deux ans, dans le plus grand silence. On le fit comparaître, vêtu de jaune, un cierge vert à la main, devant une assemblée composée de quarante personnes, parmi lesquelles se trouvaient des grands d’Espagne, des officiers généraux, des moines, des ecclésiastiques: on lui lut sa procédure, dans laquelle on l’accusait d’avoir fréquenté Voltaire et Rousseau, d’avoir parlé le langage des esprits-forts, et jeté du ridicule sur les pères de l’église. D’après ces accusations on prononça la sentence qui le déclarait hérétique, et portait la confiscation de ses biens, le condamnait à une prison de huit ans dans un monastère, à lire des livres de piété, à faire pénitence et à se confesser une fois par mois. Après la lecture de la sentence, et d’une abjuration solennelle qu’il fit, il fut absous avec tout l’appareil d’usage, de la censure qui le frappait. On assure qu’il y eut des juges qui opinèrent à la mort. Mais le monarque et le grand-inquisiteur même, avaient modifié cette sentence. Depuis, M. Olavide ayant obtenu la permission d’aller prendre les eaux minérales en Catalogne, s’échappa et vint en France chercher la sécurité et le repos.
[82] Qu’il me donne la vie et des richesses.
[83] Un roi d’Orient nommé Salmanazar, enleva dix tribus hébraïques et les dispersa dans ses États; on ignore depuis leur destinée. On prétend que plusieurs de leurs descendants habitent la mer Caspienne, les Indes et la Chine.