—C'est convenu! dit la Godaille qui continua l'ascension de l'escalier, pendant que Gontran sonnait chez son oncle.

La porte lui fut ouverte par un grand diable, à la face soigneusement rasée, dont les traits immobiles donnaient à croire qu'il était porteur d'une tête en bois. Raide comme un piquet, mais la voix mielleuse, il demanda:

—Monsieur désire?

—Je veux voir mon oncle, M. Fraimoulu, répondit Gontran devinant qu'il était en présence du remplaçant de Pietro.

—Mille pardons de ma demande! Je n'avais pas encore l'honneur de connaître monsieur, débita le valet toujours gourmé.

Et, en refermant la porte derrière le jeune homme, il annonça:

—M. de Fraimoulu est dans son cabinet de travail.

De, se répéta Gontran étonné de la particule; est-ce que mon oncle s'est découvert des parchemins depuis hier?

Il trouva Fraimoulu emmitouflé dans une ample robe de chambre, avachi sur un large fauteuil tout garni d'oreillers qui lui soutenaient les reins.

—Êtes-vous donc indisposé, cher oncle? s'écria hypocritement le neveu.