—Heu! heu! lâcha la vieille en grognant, oui, une grosse dot... Mais de l'un et de l'autre côté aussi il faudra en donner une part... soit à Cydalise... soit au médecin et à la cuisinière Héloïse.

—Oh! quand nous en serons à l'heure du partage!... gouailla le baron dont la phrase, bien qu'inachevée, promettait du fil à retordre à ses copartageants.

—Heu! heu! répéta la liseuse qui semblait être en son heure de méfiance, faut pas s'imaginer qu'on est seul malin ici-bas! Les ficelles, ça se vend pour tout le monde, sache-le bien, Alfred. Tel à qui on voulait jouer un pied de cochon vous administre souvent une mornifle inattendue.

—Ta! ta! ta! débita dédaigneusement Alfred.

Ce mépris du danger rendit la mère plus hardie à prêcher la prudence. Elle continua:

—Quand deux chiens se disputent un os, il y a péril à vouloir leur retirer cet os. C'est ce que tu as fait, mon bibi, avec le Gustave et son Héloïse. Ils allaient dépiauter le Ducanif quand tu es venu te mettre entre eux en exigeant ta part à titre de dot de la fille Ducanif, qu'ils se sont engagés à te faire épouser... Méfie-toi, Alfred, méfie-toi! Les deux chiens qui se battaient pour l'os, se retournent, quitte à s'entre-dévorer plus tard, contre celui qui vient en tiers.

—Le Gustave et sa cuisinière n'oseront broncher, je les tiens trop sous ma coupe, affirma Alfred.

—Oui, tu me l'as dit, à l'aide d'une lettre. Qui sait s'ils ne te la voleront pas pour s'affranchir? Qui sait même si tu la possèdes encore?

—Vous dites vrai, la mère. Cette lettre a disparu, avoua le jeune homme avec une rage sourde.

Puis se reprenant: