—Non, plus tard. Nous voici arrivés chez Bédaric.

Ils étaient, en effet, devant une étroite boutique dont la devanture était fermée par des rideaux, noirs de crasse, mais soigneusement tirés.

L'ancien magnétiseur et ci-devant greffier belge était assis devant une petite table. Il se leva précipitamment à l'entrée des arrivants qu'il reconnut à première vue.

—Eh! mon ancienne patronne et son fils! A quoi puis-je vous être bon? s'écria-t-il, tout empressé.

—Mon bonhomme, voici la chose. Je veux marier ma fille, aborda carrément la Belle-Flamande.

—Votre fille? Mais vous n'en avez pas! lâcha Bédaric ahuri par ce début.

—Non, mais je viens à toi pour que tu m'en fasses une, dit l'ex-patronne.

Sans attendre l'effet de cette plaisanterie risquée, elle expliqua longuement son cas à Bédaric qui l'écouta en disant de temps à autre:

—Rien de plus facile, patronne.

Il lui fallait une haute position sociale. La veuve d'un gros bonnet.