Puis Cabillaud père, qui comptait s'en aller de compagnie avec son fils, était parti de son côté après que Gustave, qui se disait la tête lourde, avait déclaré vouloir, avant de se coucher, faire un peu de promenade en reconduisant ces messieurs.

Ils s'étaient trouvés réduits à trois quand, à mi-chemin, le baron de Walhofer s'était séparé d'eux pour aller, disait-il, achever la soirée à son cercle.

Gustave et Camuflet avaient d'abord reconduit Ducanif à son domicile où ce dernier, en se séparant de Gustave, lui avait dit qu'il l'attendrait demain à déjeuner, invitation que le jeune médecin avait acceptée en promettant d'être exact.

Après quoi il s'était remis en route avec Camuflet, qu'il avait mené jusqu'à sa porte, et dont il s'était séparé en annonçant qu'il allait regagner son lit.

Et le lendemain matin il n'était pas encore rentré!

Quand son père, tout inquiet, dans sa tournée aux informations, s'était présenté chez Ducanif, ce dernier, loin de partager les alarmes paternelles, avait pensé qu'à l'heure dite il allait voir apparaître Gustave pour prendre sa part du déjeuner auquel il l'avait invité la veille.

Après le départ de Cabillaud père, il avait dit à sa cuisinière Héloïse qui, muette et sombre, avait assisté à l'entretien:

—Ce farceur de Gustave, en revenant hier chez lui, aura sans doute rencontré l'occasion de passer agréablement sa nuit... Il va nous arriver affamé.

Mais, à l'heure du déjeuner, le jeune médecin n'avait pas fait acte de présence.

—Il déjeune sans doute là où il a couché, avait supposé Ducanif sans plus s'en étonner.