—Ne va pas t'aviser de lui faire la cour, grand vaurien!
Après quoi, tout aussitôt:
—Du reste, continua-t-elle, je suis bien tranquille là-dessus. Tu aurais beau faire ton joli coeur, Héloïse te laisserait tes singeries pour compte... car elle a un amant.
—Oui, tu me l'as dit, son bourgeois, nommé Ducanif.
—Oh! celui-là! s'écria-t-elle en éclatant d'un rire railleur.
Et quand sa gaieté fut apaisée:
—Il n'est pas question de Ducanif, reprit-elle.
—Ah! elle a un dessous de cartes?
—Oui, un joli Gustave, d'une trentaine d'années... Un médecin... Rien que ça! Le soir du bal des cuisinières, à la salle Crémorne, où j'ai fait sa connaissance, Héloïse m'a lâché sa petite confession. Si tu l'avais vue me parlant de son Gustave! Les yeux lui sortaient de la tête. Elle avait l'air de manger des confitures... Ah! en voilà un qui la tient ferme, je t'en réponds!
—Crois-tu? fis-je en ayant l'air de douter.