Alors une idée me traversa le cerveau.
Je pris sur la table le fameux sous-main du tour de l'écriture brûlée sur lequel je plaçai le morceau de papier, et en présentant le crayon à Héloïse:
—Au crayon ou à la plume, l'écrit n'en attestera pas moins à Gustave votre obéissance, lui dis-je.
Elle accepta le crayon sans mot dire, et, d'une main fébrile, se mit à écrire son billet.
Comme, par discrétion, nous nous étions éloignés de la table pour nous réfugier dans un coin, Cydalise ne put résister à la jubilation que lui avait procurée mon idée d'employer le sous-main. Malgré le danger d'être entendue par Héloïse, elle mit ses lèvres à mon oreille et me glissa ce compliment:
—Tu n'es pas à moitié roublard, toi!
Ensuite, au compliment, elle ajouta cette réflexion:
—Hein! En pince-t-elle pour son Gustave? Elle a eu beau faire ses giries, il a toujours fallu finir par obéir... O monstres d'hommes! quand on vous aime...!
Alors, pendant qu'elle me murmurait ces mots, le souvenir de mademoiselle Grandvivier, que Cydalise allait bientôt servir, me revint à la pensée.
Cependant Héloïse avait fini d'écrire. Elle se leva en pliant le papier sous forme de lettre.