—La! maintenant il n'y a plus qu'à la mettre à la poste et demain Gustave viendra vous la rapporter, dit Cydalise.

—Peut-être est-ce un écrit qu'il est plus prudent de remettre de la main à la main, avançai-je.

Ce conseil eut le désastreux effet de rappeler à Héloïse le danger pour elle qui résultait certainement de cette lettre.

—Non, non, non! proféra-t-elle avec une sombre énergie.

Et, soudain, elle déchira le papier en morceaux, qu'elle mit dans sa bouche pour les avaler.

Ensuite, brusquement, elle gagna la porte en femme dont la raison s'est égarée et disparut sans nous avoir dit adieu.

—Elle regimbe aujourd'hui, mais elle y passera demain. Elle est trop toquée de son Gustave pour résister longtemps, m'annonça Cydalise.

L'occasion m'était trop belle pour n'en pas profiter.

Je me hâtai donc de dire:

—Tu vois?