—Qu'est-ce que je vois? fit-elle, ne se rappelant plus l'incident de la veille.
—Que j'avais raison, hier, en soutenant que ce devait être sous une influence dominatrice qu'avait agi la bonne qui en a avalé pour cinq ans.
Elle s'emporta sérieusement:
—Tu sais que tu me bassines par trop avec ta bonne et ses cinq ans! Lâche-moi un peu cette scie-là! cria-t-elle d'une voix grincheuse.
Puis, me montrant le sous-main:
—Au lieu de nous chamailler, nous ferions mieux de lire ce que la désolée a écrit à son docteur... Que diable Gustave peut-il exiger d'elle?
Elle étendait la main. Plus prompt qu'elle, je m'emparai du sous-main en disant:
—J'ai eu l'idée. A moi d'avoir aussi la première lecture de la prose d'Héloïse.
Je ne sais pourquoi un pressentiment me dit alors qu'il me serait utile, plus tard, que Cydalise ignorât le secret d'Héloïse et du docteur Gustave Cabillaud.
En conséquence, je posai la main à plat sur le sous-main, et, en regardant ma maîtresse en face, j'éclatai de rire.