—Tout pour les dames!!!

Il avait des poignets d'acier, le cher baron, car il ne lâcha prise qu'à la voix de Gustave qui criait:

—Cocher, arrêtez-vous ici!

On était arrivé à Billancourt, sur la berge, en face du bac qui, l'été, transporte sur l'autre rive les promeneurs qui veulent aller à Sèvres en s'évitant le long détour à faire pour prendre par le pont de Saint-Cloud.

Pendant que Gustave faisait jouer avec effort la poignée fort dure de la portière du fiacre, Walhofer, franchit une haie formant la clôture d'une propriété riveraine... propriété de bien mince valeur, consistant en un étroit terrain qui, jadis, avait dû être un jardin, aujourd'hui complètement inculte, au milieu duquel s'élevait une maisonnette dont le délabrement attestait, que, depuis longtemps, elle était inhabitée.

Abrité derrière sa haie, Walhofer n'avait plus qu'à attendre, pour continuer sa chasse, la direction qu'allait prendre Gustave descendu de voiture.

—Allez stationner au pont de Saint-Cloud, commanda le médecin au cocher après avoir mis pied à terre.

Au lieu d'entrer dans le village, il resta sur place, regardant la voiture s'éloigner. Ce fut seulement quand le fiacre eut disparu dans la nuit que Gustave se mit en marche, suivant la berge.

—Parbleu! c'est de la chance! dit-il à mi-voix quand quelques pas l'eurent amené devant la haie de l'autre côté de laquelle était tapi le baron.

Et Walhofer, immobile, l'entendit qui ajoutait: