—Vous avez omis justement de me renseigner sur le point qui m'intéresse le plus.
—Bah! quel point?
—Ce qui vous arriva quand, après avoir lutté avec le Tombeur-des-Crânes qui vous avait blessé à la main, vous entrâtes dans la maison de Vernot.
—Euh! euh! fit la Godaille avec hésitation, tenez-vous beaucoup à le savoir?
Gontran comprit la délicatesse du sentiment qui rendait Frédéric Bazart muet sur le point en question. Aussi, pour faire taire ce scrupule, il s'empressa de dire:
—Je dois vous apprendre que, par Henriette elle-même, je sais ce qui arriva.
—Eh bien, alors? fit La Godaille résistant toujours.
—Seulement je ne connais que le fait principal. Pour éviter à celle que j'aime un récit trop pénible, je n'ai jamais voulu lui demander des détails...
—Détails qu'elle ne connaît pas tous... car, aujourd'hui encore, elle ignore que ce n'est pas Chauffard qui a tué son père et Carambol... J'avais juré au brigadier de laisser Henriette croire à sa mort telle que les événements la présenteraient... J'ai tenu mon serment.
Gontran revint donc à l'assaut: