De petite taille, il se rattrapait de sa hauteur en largeur; car ses épaules étaient si démesurément larges qu'il en paraissait, en quelque sorte, carré sur sa base. À ses énormes bras, dont les biceps s'accusaient monstrueux sous les manches de sa veste, étaient emmanchées des mains gigantesques et velues.
Son visage, au front bas, que recouvrait une épaisse crinière, disparaissait sous une barbe inculte et touffue, qui ne laissait voir que deux yeux gris, au regard aigu et à l'expression féroce.
En voyant le Beau-François, on pouvait douter de sa cruauté. Rien qu'à première vue, l'autre se devinait implacable.
Quand, de sa voix rauque et lente, qui ressemblait à un grognement, il eut demandé:
—Donc, tu es le Beau-François?
Ce dernier, s'empressa de dire:
—Et toi, le Marcassin?
—Oui, fit l'homme, et j'ai reçu ta lettre.
Alors, s'asseyant devant le chef des Chauffeurs d'Orgères, il s'accouda sur la table et demanda:
—La vérité sur Doublet?