En dialoguant ainsi, tous deux ne se rendaient pas compte que Léocadie aurait dû être remontée de la cave. Sans chanter comme son mari et plus légère que lui, elle était revenue, mais elle s'était arrêtée sur l'escalier. Le pot de vin à la main et sa tête ne dépassant pas la trappe, elle écoutait, prête à sortir à la moindre alerte.

—Quel est cet animal attablé maintenant avec François que, tout à l'heure, à son arrivée, il semblait ne pas connaître? se demandait-elle.

Et, du Marcassin, sa pensée se reportant, haineuse, sur son ex-amant, elle murmura:

—Oh! toi, si mon homme n'était pas un tel crétin, comme je te ferais payer toutes les suées que tu m'as données!

À ce moment, le Marcassin fit claquer sa langue sur son palais et grogna:

—Tonnerre! j'ai soif!

En une seconde, Léocadie fut sortie de la trappe et, son pot de vin à la main, s'avança souriante.

Le Beau-François, nous le répétons, absorbé qu'il avait été par sa conversation avec Marcassin, ne s'était pas aperçu de l'absence trop longue de la femme; mais, à sa vue, une idée de méfiance s'éveilla en lui.

—Encore un autre pot pour moi, la Saute, commanda-t-il.

—Tout de suite, dit-elle.