Le Marcassin n'était pas de ceux qui s'épuisent en mièvreries de langage avec le beau sexe. Il parlait peu, mais il savait se faire comprendre des dames. La Saute n'eut pas besoin de le faire répéter quand il lui eut dit:

—Je te préviens, la gueuse, que je te tordrai le cou si tu ouvres la trappe à François sans ma permission.

Sur cette recommandation, il partit, se dirigeant vers la voiture de son pas lourd et calme, suivi par le regard, presque reconnaissant, de Léocadie qui murmurait:

—Il a du bon, cet ours-là... surtout s'il a la main assez heureuse pour tuer son homme du coup.

Cette supposition était d'autant plus admissible que le grand gars, après sa chute dans la cave, n'avait poussé ni cri ni gémissement.

Le Beau-François avait eu une excellente raison pour n'avoir ni crié ni gémi, car il avait été étourdi sur le coup. Mais, bientôt, il avait repris connaissance et, au souvenir de l'affront reçu, sa première pensée avait été de se venger de celui dont la force le faisait son maître.

—C'est du bien de sa grand'mère, ça lui reviendra! avait-il grondé furieusement.

Alors, il avait voulu sortir de la cave, en soulevant la trappe, dont la résistance lui avait appris que les verrous étaient poussés.

—Si le Marcassin allait filer pendant que je suis enfermé! se dit-il, pris d'un redoublement de rage, en songeant que son ennemi pouvait lui échapper.

À nouveau, il tenta de soulever la trappe.