—Puisque la guillotine ne m'a pas débarrassée de cette grande brute, il faut le mettre sérieusement aux prises avec le Marcassin qui m'en délivrera.
On le voit, elle agissait en conséquence.
Sans doute qu'en pensant à sa vengeance, le Beau-François avait trouvé le moyen de la rendre plus complète, car il reprit:
—Tu dis que le Marcassin paraît tenir à cette jeune fille?
—Comme à la prunelle de ses yeux; il la choie au possible. Pour elle, l'ours se fait mouton.
—Bien! bien! lâcha le Chauffeur en riant.
Jugeant que le Beau-François n'était pas encore assez monté, la Saute pesa sur la chantrelle en s'écriant d'une voix effrayée:
—François! François! je devine ton projet à l'égard de cette jeune fille. Je t'en supplie, renonces-y. Songe au Marcassin qui te tuerait.
—Ah çà! ma fille, tu oublies donc que je suis le Beau-François? débita le Chauffeur d'une voix vibrant de tout l'orgueil de sa réputation sinistre.
Certes, il était bien amorcé. La Saute pouvait le lâcher contre le Marcassin. Néanmoins, elle pensa que deux motifs vaudraient mieux qu'un pour le mettre aux prises avec l'ennemi.