—Heu! heu! il y a pot et pot, avança gouailleusement la Saute.

—Ce qui veut dire?

—Que le pot du Marcassin, à défaut de salaison, contient quelque chose qui est du goût de pas mal de monde.

—Quoi donc?

—De l'or. Quand le sauvage le portait, le pied lui a buté sur le seuil de la maison; alors j'ai entendu certain bruissement qui a trahi le contenu.

—Oh! oh! lâcha François, devenu subitement moins dédaigneux.

—Et il doit y avoir une jolie somme si le pot est plein, car il est d'une belle taille, insista Léocadie.

Le Chauffeur aimait l'or. Depuis son évasion, le besoin de se cacher l'avait amené à une profonde détresse. Tous ses appétits se réveillèrent ardents à la pensée de cet or, qui lui permettrait de leur donner satisfaction.

—Où le Marcassin a-t-il déposé son fardeau? demanda-t-il.

—Il l'a laissé dans la chambre où s'est enfermée la jeune fille pour y reposer quelques heures, chambre qui communique avec celle de la vieille femme qui l'accompagne.