—Que le Beau-François ne sait pas nager. Alors il lui apporte de quoi se tirer d'affaire... Ça va être drôle! À coup sûr le rat doit sortir... Pourvu, pourtant, qu'il n'en cuise pas à l'ami Meuzelin! acheva Fil-à-Beurre d'une voix alarmée.

Enfin la distance diminuée laissa le lieutenant se rendre compte de ce que l'aubergiste tenait sur son épaule.

—Des avirons! dit-il.

—Oui, des avirons, reprit Barnabé, et son plan, que je devine, est des meilleurs. Il arrive vers la barque de Pancrace en homme qui se propose de jeter le filet au clair de la lune. Le Beau-François qui, comme nous, doit l'avoir vu, va se dire que les avirons lui permettront d'utiliser la barque pour se rendre à la Juliette, et nous allons le voir sortir de sa cachette.

Mais la voix de l'échalas, d'abord joyeuse, tourna au grave pour ajouter:

—Seulement, j'en suis toujours pour ce que j'ai dit. J'ai peur qu'il en cuise à Meuzelin.

Le moment était venu de se diriger vers la Saunerie pour être tout prêt à fermer la retraite au Chauffeur si, une fois sorti, il voulait revenir sur ses pas et rentrer en son repaire.

À pas assourdis, en évitant tout bruit, les quatre hommes s'approchèrent de la bicoque et vinrent se coller sur un des côtés de la Saunerie.

Seul, l'Échalas, dépassait de la tête l'angle de la façade, observant, pour les autres, ce qui allait se passer.

—Sort-il? demanda bien bas Vasseur, placé derrière Barnabé.