—Comment sortir du pétrin où je me suis fourré? se demandait-il pendant que le général dépliait le papier dont il voulait donner lecture.

Son ordre tout ouvert à la main, Labor, avant de le lire, reprit en guise de préambule:

—Hier, l'ordre de vous tenir prisonnier m'a été remis par l'agent Meuzelin… un grand sec que vous avez pu voir… mais c'était un ordre d'urgence dont il m'était annoncé confirmation par le courrier qui devait m'être directement adressé.

Meuzelin savait de source que, mot pour mot, le second ordre était la répétition du premier, attendu qu'il avait été au ministère copié sous ses yeux. Aussi, bien certain d'une réponse affirmative, il demanda:

—Et ce second ordre vous a confirmé le premier? À sa grande surprise, le général secoua la tête en répondant:

—Pas tout à fait.

—Vraiment! fit le policier qui maîtrisa son étonnement.

—Non pas, reprit le général, que le changement porte sur ce qui vous regarde, car il répète la recommandation de vous tenir prisonnier… à une modification près.

—Ah! il y a une modification! fit Meuzelin dont la surprise croissait.

—Oui, appuya Labor. Le premier ordre m'enjoignait de vous laisser libre d'aller dans le château, tandis que le second m'ordonne de vous tenir sous clef.