Le général avait grand air à cheval. Haut de buste, bien campé en selle, il semblait avoir hâte d'atteindre vite la métairie, car, à mi-chemin, il avait piqué de l'éperon pour activer l'allure de sa bête.
Ce fut ce redoublement de vitesse qui fit demander par le métayer anxieux:
—Vient-il en ennemi?
—En tout cas, il vient seul, appuya le Notaire. S'il lui prend la fantaisie d'aboyer, nous sommes assez de monde à la ferme pour le prier de se taire.
Et cette bonne canaille de Notaire se frotta les mains en disant tout guilleret:
—Eh! eh! ce serait un joli coup de dé à jouer que de garder le général comme otage.
Avec Coupe-et-Tranche, pareil avis ne tombait pas dans l'oreille d'un sourd.
—Alors, jouons la partie.
Le Notaire aurait dû être flatté de voir son idée si bien accueillie. Il branla pourtant la tête avec hésitation et lâcha.
—Oui, mais…