—Un glouton de jolies femmes, ce Labor, pas vrai? fit le Notaire en souriant.
—Sans sa passion pour le cotillon, nous n'aurions pas de pire ennemi.
—Eh bien, moi, je le ferais recevoir par celle qui est là, dit le patriarche en montrant la chambre où dormait Suzanne.
L'idée séduisit immédiatement Coupe-et-Tranche qui, tout aussitôt, changea de direction en disant:
—Je vais l'éveiller.
Encore une fois, le vieillard l'arrêta.
—À quoi bon? fit-il. Elle est bien belle, la Suzanne, lorsqu'elle est éveillée; mais elle doit être dix fois plus séduisante quand elle dort.
—Mais si nous ne l'éveillons pas, il nous faut recevoir nous-mêmes le général, objecta le métayer.
—Nullement. Que le général ne trouve personne ici, et je parie qu'en bon chien de chasse qu'il est, il flairera le gibier et ira tout droit à son gîte.
—Et nous?