Il s'arrêta et, se ravisant:
—Non, non, dit-il, je débute mal dans mon récit. Je mets, comme on dit, la charrue devant les boeufs.
Il parut se recueillir pour mieux préparer le commencement de sa narration, puis il reprit:
—Il y avait une fois un général idiot, sorte de Lovelace de bas étage, en arrêt devant tous les jupons de femmes, dont la fatuité pyramidale faisait un splendide gobe-mouche, qui… que…
Une seconde fois, Meuzelin interrompit sa phrase pour s'écrier:
—Non, non, je me trompe encore. Mon nouveau début manque d'intérêt.
Il se cacha le visage dans ses mains en homme qui cherche à coordonner ses idées.
—Ah! ah! fit-il, enfin j'ai mon vrai point de départ! Écoutez-moi ça, comtesse.
Et, d'une voix posée, il poursuivit:
—Il y avait une fois un métayer nommé Cardeuc, à qui son extérieur, des moins séduisants, avait valu le sobriquet de Marcassin.