—Oh! oh! maître Coupe-et-Tranche, il faudra pourtant finir par quitter ton trou, ricana doucement le général.

Et, s'adressant à Meuzelin, qui s'était rapproché:

—Figurez-vous, continua-t-il, que quand on m'eut appris l'existence, sous le château, d'un immense souterrain dans lequel devaient s'être réfugiés ceux des rares coquins échappés à mes soldats, l'idée m'est venue, au lieu de risquer la vie de mes hommes à une chasse sous terre, de faire allumer des feux de bois vert à chacune des issues qui m'avaient été indiquées, sauf une seule que je laissais à la fuite des bêtes puantes que j'enfumais dans leur terrier… Comme mes sacripants ne peuvent plus s'évader que par cette serre, il faudra qu'ils passent sous les fusils de mes soldats.

Le général s'interrompit pour se mettre encore à rire.

—Eh! eh! fit-il, il paraît que la fumée les prend à la gorge, car voici le chef qui pointe le nez à l'air.

En effet, le Marcassin venait de rouvrir la porte et d'avancer la tête, étudiant le danger qu'il pouvait y avoir à s'enfuir. Par-dessus son épaule, apparaissait le visage du notaire Taugencel.

En même temps, par l'écartement de la porte, sortaient d'épais flocons de fumée qui témoignaient que le dernier refuge des bandits devenait de moins en moins tenable.

Encore une fois, le Marcassin rentra dans la serre.

—À ton aise, gredin. Nous attendrons ton bon vouloir, ou plutôt que tu ne puisses plus respirer, gouailla le général en voyant disparaître Cardeuc.

Pour couper le temps de l'attente, Labor revenant à ses moutons, reprit: