—Ouais! fit-il avec satisfaction, d'une pierre deux coups.

Il venait de se rendre compte de l'endroit où il se trouvait. À n'en pas douter, c'était une des issues secrètes du château. Non seulement il allait dénicher le trésor de Coupe-et-Tranche, mais encore, par cette communication découverte, il pénétrerait, une belle nuit, dans le château avec ses compagnons, et trouverait à y rafler un joli butin. Voilà les deux coups qu'il comptait tirer d'une seule pierre.

À sa dixième marche montée, la tête du géant se heurta contre un obstacle que sa mèche lui permit d'examiner. C'était une dalle en pierre.

—À moins qu'elle ne soit chargée d'une montagne, j'arriverai bien à la soulever, pensa-t-il.

Il monta encore une marche, ce qui le contraignit à se ramasser sur ses jambes, appuya le haut de sa tête sous la dalle et, prenant ressort sur ses jarrets repliés, il se redressa par un effort puissant.

La dalle se souleva de ses feuillures en le couvrant d'une pluie de sable.

—Pas de chance! gronda le colosse, fort penaud quand, après avoir passé par l'ouverture, il reconnut l'endroit dans lequel il avait pénétré.

Il se trouvait dans une petite serre dont le sol était couvert d'une épaisse couche de sable qui, étendu sur la dalle, en cachait l'existence.

Dame! oui, il était volé, le Beau-François qui, après avoir compté déboucher dans une cave du château, n'était arrivé qu'à pénétrer dans le parc dans lequel s'ouvrait la serre.

Mais sa mauvaise humeur se dissipa vite au souvenir que le couloir souterrain bifurquait en deux galeries; il avait pris la mauvaise, voilà tout. L'autre, par laquelle il allait tenter l'aventure, le conduirait infailliblement à bon port, c'est-à-dire sous le château.