—Alors, c'est fini? reprit la servante.

Cette fois, ce fut à mon tour de sourire, m'imaginant que par son «C'est fini?» la soubrette demandait si nous avions été prendre un acompte sur nos amours, dans une de ces fameuses loges à deux personnes de l'ignoble Théâtre de la Nature, qui se trouvait à Frascati.

Ce qui me maintint dans cette interprétation du «C'est fini?» fut que Suzanne vint me faire un collier de ses beaux bras autour du cou et me regarda de ses grands yeux luisants de chaudes promesses en répondant:

—Non, pas encore, mais bientôt.

Ensuite, elle me conduisit vers une porte qu'elle ouvrit et elle me poussa doucement dans une pièce, en me murmurant ce mot unique, tout gros d'une félicité prochaine:

—Attends!

J'étais dans sa chambre à coucher.

À la lueur d'une veilleuse, dont l'opale trahissait une douce clarté, j'examinai ce nid d'amour. Alors, je vous le jure, j'avais complètement oublié le vicomte de Biéleuze et son insulte.

Je crus avoir attendu un siècle, et, pourtant, dix minutes seules s'étaient écoulées quand reparut Suzanne, en toilette de nuit. Je bondis vers elle, les bras ouverts, pour l'étreindre sur mon coeur.

Elle sut m'esquiver et, toute pudique, elle se réfugia dans un angle de la chambre en s'écriant d'une voix émue: